noel a écrit :En 1982, pour copier une fonction il faut avoir accès aux ROM et en comprendre la logique. A mon avis, c'est déjà un exploit !
Quand on regarde les listings sur la fonction "X<>F" on trouve des séquences identiques ce qui laisse penser qu'il a pu y avoir des échanges d'infos entre HP et l'équipe du Paname.
à suivre...
Bonjour,
Je m'appelle Etienne Poupée et j'ai été au coeur de Rom Paname puisque le sigle SCIP veut dire Société de Câblage et d'Informatique Portable dont j'étais l'instigateur et gérant plus tard. Malheureusement je n'étais pas un financier et les futurs créateurs de Dane Elec m'ont fait payer ma présomption en coulant ma boîte. Au départ sponsor et financier de ce Rom et créateur avec Didier J. du lecteur d'Eprom SCIP ainsi que du mldl correspondant, la société BCMW en permis la sortie en payant les 15000 francs qu'il fallait verser à HP. Preuve que l'on en voulait véritablement à la seule société française voulant créer autour de la HP41.
Pour l'anecdote, C'est Stéphane Barisien qui a créé asap le programme pour ingurgiter du code assembleur dans la machine à faire les roms (j'ai oublié le nom) à Orsay, car à l'époque HP n'avait pas prévu de créer des roms en assembleurs mais uniquement en langage utilisateur.
Suite à ça un de nos corrolégionaire a d'ailleurs été invité à Palo Alto pour assister à la fabrication du rom en question.
Tout un morceau d'anthologie

!
Pour en revenir aux fonctions reprises dans le rom Paname, des fonctions essentielles du Xfonction étaient nécessaires pour écrire le ROM Paname et nous avons préféré les reprendre et les adapter afin de suivre un standard, et puis ce n'était pas la coutume de refaire la roue, une chose est écrite, on l'utilise.
Stéphane connaissait tellement bien les séquences des eproms qu'il était capable de dupliquer une partie dans une autre sans faire de couper coller.
Et je peux vous dire qu'à l'époque c'était HP qui cherchait à comprendre ce que faisaient mes camarades. Il faut dire que si j'étais un passionné et que j'ai beaucoup contribué, il y avait aussi des tronches. À l’époque malheureusement il n'y avait pas Internet.